La cour de cassation confirme le délit de “pratique commerciale trompeuse” de Béatrice Robrolle-Mary

Ecrit le July 13, 2010

Mauvaise nouvelle pour la patronne de Terre d’Abeilles ! Le 23 février 2010, la Cour de cassation a finalement déclaré non admissible son pourvoi en cassation, qu’elle avait déposé suite à sa condamnation pour « pratique commerciale trompeuse », prononcée par la cour d’appel de Bourges le 17 avril 2009. Rapportée par La république du Centre, l’affaire, qui date de 2006, concerne le Domaine apicole de Chézelles (Indre), dont Béatrice Robrolle-Mary assurait alors la cogérence avec sa sœur Marie-Cécile.

Suite à une enquête effectuée au siège de l’entreprise le 19 janvier 2006, la répression des fraudes (DGCCRF) avait estimé que la présentation faite dans le catalogue du Domaine « [laissait] à penser que la production de Gelée Royale [provenait] du domaine de Chézelles ». Ce Domaine présente la Gelée royale pure comme « une des grandes spécialités du domaine », indique l’arrêté. « Les prévenues ne contestent pas le fait que le catalogue ne différencie pas la production locale de Gelée Royale de celle importée », note le tribunal. Or, environ 75% des ventes de gelée royale enregistrées par le Domaine sur une période d’à peine 9 mois (entre le 1er mai 2005 et le 19 janvier 2006) sont d’origine asiatique. Une quantité non négligeable, puisque cela représente plus d’une tonne et demie ! Revendue au détail à 1500 euros le kilo, la gelée royale dégage pour le Domaine de Chézelles un chiffre d’affaires supérieur à 2 millions d’euros, alors que la matière première est acquise à moins de 100.000 euros ! « Tandis que la gelée royale française se vend en vrac aux alentours de 1000 euros le kilo, on peut en obtenir pour 20 fois moins cher dès lors qu’elle est chinoise ou indienne », note Joël Schiro, président du Syndicat des producteurs de miel de France (SPMF). D’où ce très lucratif business, qui marche d’autant mieux que les vertus fantasmagoriques des produits naturels sont particulièrement dans l’air du temps. Et la gelée royale ne fait pas défaut ! D’où l’insistance du SPMF pour exiger, là comme ailleurs, plus de transparence et surtout, une obligation d’étiquetage mentionnant le pays d’origine. Or, jusqu’aujourd’hui, cette exigence n’a suscité qu’indifférence parmi les autorités et qu’opposition feutrée de la part du Syndicat national d’apiculture (SNA) et de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), dont Maurice Mary, l’ancien patron du domaine de Chézelles, a été le vice-président pendant plus de 20 ans…

Si Maître Bernard Fau, l’avocat de Mme Robrolle, a admis que si le catalogue du Domaine de Chézelles ne faisait état d’aucune indication précise concernant l’origine de la gelée royale, il a déclaré que « les boîtes d’emballage comportent la mention que le produit est issu de “diverses origines“, ce qui est de nature à lever toute ambiguïté ». Or, tel n’a pas été l’avis de la cour, qui lui a rétorqué que la mention « origines diverses » pouvait « se référer à la diversité des abeilles ou à la diversité des fleurs butinées par celles-ci, plutôt qu’aux pays de provenance du produit fini ». Le message publicitaire incriminé est d’autant plus trompeur que le consommateur ne découvre cette mention « ambiguë » qu’au moment de la réception de son produit, acheté à distance, comme le note l’arrêté.

Par conséquent, la cour a déclaré Mme Robrolle et sa sœur « coupables du délit de publicité mensongère ». Un délit qui n’est pas sans rappeler l’attribution au père de la théorie de la relativité de la formule « si l’abeille disparaît, l’humanité en a pour 4 ans [1] », faite par la patronne de Terre d’Abeilles ! Car comme l’a confirmé le conservateur des Albert Einstein Archives de l’Université hébraïque de Jérusalem, Roni Grosz, « il n’y a aucune preuve qu’Einstein ait jamais dit ou écrit cette phrase ». D’ailleurs, selon les recherches du spécialiste israélien, « Einstein n’avait pas de compétence particulière ni même d’intérêt pour l’écologie, l’entomologie ou les abeilles » !

Note 1 : Cette formule a fait le tour de France à l’occasion d’une campagne nationale de publicité de l’association de Béatrice Robrolle, Terre d’Abeilles, en avril 2007.

» Filed Under Terre d'Abeilles | Faire un commentaire

Une nouvelle étude épidémiologique confirme le rôle des pathologies dans les pertes de colonies d’abeilles en Espagne

Ecrit le July 13, 2010

L’Environmental Microbiology reports vient de publier une étude « épidémiologique préliminaire » réalisée par le chercheur espagnol Mariano Higes et son équipe, spécialiste de l’abeille au sein du Laboratoire des pathologies de l’abeille (Castilla-La Mancha). Cette étude concerne les différents facteurs liés aux pertes de colonies d’abeilles en Espagne.

A partir de prélèvements répartis sur 11 provinces, l’équipe espagnole a recherché les principaux pathogènes connus de l’abeille (Varroa, Nosema, virus). En Espagne, le rôle prédominant du protozoaire Nosema ceranae est incontestable, estime Mariano Higes : « Nous avons trouvé ce protozoaire dans 97,5% des colonies atteintes de dépopulation, contre seulement 9,5% dans les colonies saines ». Un pourcentage supérieur à celui du Varroa, présent dans 22,9% des échantillons. « Plusieurs études ont clairement établi un lien entre la dissémination rapide de Nosema ceranae et le développement des pertes de colonies en Espagne », poursuit le chercheur, qui rappelle cependant que l’objectif de cette étude n’est pas tant de confirmer l’association des syndromes de dépopulation des abeilles et de ce protozoaire, que de comprendre le rôle potentiel d’autres facteurs ; et surtout d’évaluer l’influence de la combinaison de ces autres facteurs à risques et de Nosema ceranae.

C’est pourquoi, cette fois-ci, Mariano Higes et son équipe sont également parti à la recherche des pesticides les plus utilisés (herbicides, acaricides, insecticides, néonicotinoïdes). « Nous avons effectué une analyse multi-résidus sur 40 pesticides. Résultat : 49% du pollen analysé contenait des résidus de quatre insecticides et de cinq acaricides, notamment du fluvalinate et du chlorfenvinphos, utilisé pour contrôler le varroa », indique-t-il. « Aucune relation statistique entre la présence de ces pesticides et les symptômes de dépopulation n’a cependant pu être établie », tempère Mariano Higes, qui se refuse à établir un lien de causalité entre le syndrome d’effondrement des colonies et les pesticides. « Dans notre pays, la combinaison de pathogènes (surtout Nosema spp and Varroa destructor) et de virus qui leur sont associés suffit à expliquer la force des mortalités observée dans les colonies infectées dans toute le pays. Ce qui ne veut pas dire que les pesticides ne peuvent pas être responsables de pertes d’abeilles dans des cas spécifiques ou dans d’autres pays », poursuit le chercheur.

Autre enseignement de son étude : le manque de cohérence entre le pollen dominant retrouvé dans les ruches et les indications fournies par les apiculteurs concernant les cultures de butinage des abeilles. « Certains apiculteurs espagnols affirment que les dépopulations de colonies seraient liées à la présence des cultures de tournesol ou de maïs. Or, dans la majorité de nos échantillons, aucun pollen de tournesol ou de maïs n’a été retrouvé. Et dans ceux qui en contenaient, la présence de résidus de pesticides était la plus faible », note Mariano Higes. Seul bémol de son étude : le nombre très faible de prélèvements, qui ne dépasse pas la centaine. «C’est pourquoi nous avons clairement indiqué qu’il s’agit d’une étude préliminaire », indique l’expert, qui prépare déjà la rédaction d’une nouvelle étude, avec, cette fois-ci, plus de 2000 échantillons…

» Filed Under Mortalité des abeilles | Faire un commentaire

«La fnsea veut contrôler notre institut de l’abeille», déplore Sophie Dugué, membre du bureau de l’unaf

Ecrit le July 13, 2010

Le président de l’Union nationale d’apiculture française (Unaf), Henri Clément, organise une conférence de presse, c’est en général pour pester contre les pesticides. Celle du 17 février 2010 n’a pas échappé à la règle. Au programme : le Cruiser, bien entendu, dont il conteste l’autorisation de mise sur le marché (AMM), mais aussi un nouvel insecticide, le Proteus, déjà baptisé par quelques médias grand public « le futur bourreau des abeilles ». Son délit ? Posséder une matière active, le thiaclopride, qui fait partie de la famille des néonicotinoïdes – comme le Gaucho et le Cruiser. L’Unaf se dit très préoccupée par ce nouveau produit de Bayer CropScience, qui permet d’assurer une protection contre le puceron vert du pêcher (Myzus persicae), qui transmet au colza des viroses pouvant entraîner jusqu’à 50 % de baisse de rendement. En réalité, le syndicat demande le retrait de « tous les néonicotinoïdes, utilisés en enrobage de semences ou en pulvérisation ». Au moins, voilà qui a le mérite d’être clair !

A entendre Sophie Dugué, la « spécialiste des pesticides » du syndicat apicole, on se demande d’ailleurs si ce ne sont pas tous les pesticides que l’Unaf souhaite interdire. Lors de la conférence de presse, Sophie Dugué n’a présenté aucun cas précis d’intoxication par le Cruiser « pendant les semis » ou « pendant la floraison du pollen de maïs ». Son discours portait, il est vrai, davantage sur les intoxications chroniques. « Lors de la poussée de la plante, une petite goutte d’eau chargée de toxique est secrétée », a rapporté la spécialité de l’Unaf. « Si l’abeille boit cette petite goutte d’eau, quelques minutes après, elle meurt». « On retrouve alors nos abeilles mortes en plein champ. Mais pour les pouvoirs publics, qui ne prennent en compte que les mortalité aiguës, ça ne compte pas », déplore la militante de l’Unaf, qui a visiblement résolu la fameuse énigme des mortalités d’abeilles. Pourtant, Sophie Dugué n’a pas constaté d’amélioration depuis 2004, date de la suspension du Gaucho et du Régent. Non seulement le niveau des mortalités se situe encore aujourd’hui à « 30% en moyenne », alors qu’il n’atteignait qu’un petit « 5% jusqu’en 1995 ». Pire, elle constate que « certaines régions, surtout le Loir-et-Cher, sont carrément sinistrées. Les apiculteurs ne veulent plus y mettre leurs ruches, parce qu’ils les récupèrent complètement dépeuplées et en plus on n’y récolte plus rien ».

Quid du rôle des pathologies, notamment de Nosema Ceranae, des multiples virus ou du varroa, considéré par tous les spécialistes comme l’une des principales causes d’affaiblissement des ruches ? Silence radio. « On nous dit : vous savez pas vous occuper de vos ruches, vos ruches sont malades. Oui, mais pourquoi sont-elles malades ? C’est parce qu’elles ont été fragilisées par ces insecticides, et puis elles tombent malades », rétorque simplement Sophie Dugué, prisonnière de sa logique anti-pesticides. Des pesticides, elle en voit d’ailleurs partout. « Les chercheurs ont du mal à trouver des zones sans pesticides. Ils doivent aller vraiment en très haute altitude, parce qu’en fait on s’aperçoit que toutes les plantes sont contaminées par ces pesticides », n’hésite-t-elle pas à affirmer, avant de se lancer dans le discours apocalyptique typique sur les effets des pesticides dans la nourriture : « Nous devons prendre conscience que nous aussi, en consommant des fruits et légumes traités si intensément, nous avons des risques aussi à long terme, pas nécessairement aigus mais chroniques ».

Quid du rôle des pathologies, notamment de Nosema Ceranae, des multiples virus ou du varroa, considéré par tous les spécialistes comme l’une des principales causes d’affaiblissement des ruches ? Silence radio. « On nous dit : vous savez pas vous occuper de vos ruches, vos ruches sont malades. Oui, mais pourquoi sont-elles malades ? C’est parce qu’elles ont été fragilisées par ces insecticides, et puis elles tombent malades », rétorque simplement Sophie Dugué, prisonnière de sa logique anti-pesticides. Des pesticides, elle en voit d’ailleurs partout. « Les chercheurs ont du mal à trouver des zones sans pesticides. Ils doivent aller vraiment en très haute altitude, parce qu’en fait on s’aperçoit que toutes les plantes sont contaminées par ces pesticides », n’hésite-t-elle pas à affirmer, avant de se lancer dans le discours apocalyptique typique sur les effets des pesticides dans la nourriture : « Nous devons prendre conscience que nous aussi, en consommant des fruits et légumes traités si intensément, nous avons des risques aussi à long terme, pas nécessairement aigus mais chroniques ».

Au final, Sophie Dugué constate que « le lobby des pesticides est très puissant, mais qu’on a aussi un syndicat majoritaire très puissant, omniprésent, et qui veut contrôler notre institut de l’abeille ». Tellement puissant qu’en 2007, Henri Clément a été élu aux élections de la chambre d’agriculture de Lozère… sur une liste FDSEA !

» Filed Under Institut de l'abeille | Faire un commentaire

L’Unaf jette son masque : le syndicat d’Henri Clément préfère l’agit-prop à la santé des abeilles

Ecrit le January 18, 2010

C’était prévisible : l’Union nationale d’apiculture française (Unaf) tente désespérément de saborder l’Institut technique apicole créé par le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, suite aux recommandations de la mission parlementaire du député Martial Saddier.

« Nous assistons à une tentative de passage en force, totalement inacceptable, et ce d’autant plus que ces statuts ne correspondent en aucune manière à ce que nous souhaitions, c’est-à-dire un Institut indépendant et dirigé véritablement par les apiculteurs », s’est exclamé Henri Clément dans un courrier daté du 10 janvier 2010 et adressé aux parlementaires. Invoquant un vice de forme dans la constitution de l’Institut, l’Unaf a confié l’affaire à Maître Bernard Fau. Le syndicat prépare également une « grande manifestation pour le 22 janvier 2010, au 149 rue de Bercy ». C’est-à-dire lors de la première réunion du conseil d’administration du nouvel institut.

En réalité, le syndicat d’Henri Clément n’a pas supporté que le ministère de l’Agriculture opte pour la création d’un comité scientifique indépendant. « Le comité scientifique de l’Institut nommé par le ministre de l’Agriculture détiendrait véritablement un pouvoir de décision, alors qu’en principe, il ne possède qu’un rôle consultatif », déplore l’Unaf. Car si le syndicat avait accepté le principe d’un comité scientifique, c’était bien dans l’espoir de le contrôler de l’intérieur. Manque de chance, « ses » experts – c’est-à-dire les quelques derniers chercheurs français qui sont encore persuadés que l’origine des mortalités des abeilles réside exclusivement dans les pesticides – n’ont pas été retenus par le ministère. Or, sans un contrôle total de la recherche, l’Unaf craint de perdre son influence sur l’apiculture française. En effet, une gestion plus équilibrée de la recherche permettrait de prendre en compte les multiples problèmes de la filière, parfaitement résumés dans le rapport du député Saddier.

Mais tel n’est pas le souci de l’Unaf, dont l’existence repose davantage sur sa présence médiatique que sur l’aide apportée aux apiculteurs, amateurs comme professionnels. Ce qui explique que ce n’est pas la première fois que le syndicat apicole participe à la destruction de son propre institut. Comme le rappelle le journaliste du Figaro Yves Miserey, « L’Itapi [l’institut technique apicole mis en place par Raymond Borneck en 1973] a été torpillé [en 1990] par plusieurs dirigeants syndicaux, qui ont refusé de participer à son financement en versant la modique somme d’un franc par ruche ». Depuis, la filière ne s’est jamais portée aussi mal… et les pathologies des abeilles (varroa, loque noire, nosémose, virus, etc.) aussi bien !

» Filed Under Syndicats apicoles | Faire un commentaire

Les syndicats apicoles poursuivent leur marginalisation

Ecrit le January 18, 2010

Les syndicats apicoles veulent-ils vraiment sauver l’apiculture française ? La question mérite d’être posée depuis la constitution d’une fronde organisée contre le directeur de cabinet du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture de Bruno Le Maire, Pascal Vine. Lors de la réunion du 25 novembre 2009, qui a rassemblé les principaux acteurs de la filière apicole, ce dernier a en effet clairement fait savoir qu’en ce qui concerne le nouvel Institut technique apicole, il entendait s’en tenir à l’orientation définie par l’ancien ministre de l’Agriculture, Michel Barnier.

Or, dans une déclaration solennelle lue au début de la réunion par le représentant de la Confédération paysanne, l’Unaf, le SNA et la Fnosad ont d’une part remis en cause les statuts de l’Institut, d’autre part contesté la présence de Coop de France au sein de son conseil d’administration, ainsi que le choix des membres de son conseil scientifique. La composition du conseil scientifique «  a été imposée avec véhémence par l’administration  », déplore Jean-Marie Barbançon, le président de la Fnosad, qui estime que «  les membres de ce Conseil pour la plupart, ont été triés sur le volet, et on y trouve bien évidemment des gens qui ont toujours déchargé les insecticides imidaclopride et fipronil de la responsabilité des mortalités d’abeilles  ». Il est vrai que parmi les douze chercheurs retenus par le ministère, on ne trouve ni Jean-Marc Bonmatin, ni Marc-Edouard Colin, ni Luc Belzunces, figures historiques de la lutte contre le Gaucho et le Régent.

Est-ce par crainte que ce nouveau comité scientifique fasse preuve de trop d’indépendance que le SNA, la Fnosad et la Confédération paysanne insistent sur le fait que le Conseil scientifique reste « exclusivement consultatif et sans pouvoir de décision » ? Son rôle devrait se restreindre à « étudier la qualité des projets soumis à son expertise  », indiquent-ils. Car derrière «  cette tentative de putsch  » se dissimulerait la FNSEA, croit savoir le SNA, qui fait pourtant partie… du syndicat majoritaire  ! Ne craignant pas le ridicule, la petite association Terre d’Abeilles, présidée par Béatrice Robrolle, proche de Philippe de Villiers, a même présenté un projet alternatif. Elle propose un Institut composé d’un conseil d’administration, auquel ne siègeraient que les syndicats apicoles. Son texte précise qu’une « ONG spécialisée dans la préservation durable des abeilles et de l’environnement » obtiendrait une voix consultative. A savoir… Terre d’Abeilles ! Faisant preuve d’une grande magnanimité, l’association de Béatrice Robrolle propose que la FNSEA dispose, elle aussi, d’une voix consultative, tandis que la Confédération paysanne aurait une voix décisionnelle. Pour les autres organisations agricoles, le dialogue n’est pas possible, estiment Terre d’Abeilles et le SNA, qui dénoncent dans un communiqué de presse du 1er décembre 2009 toute « ouverture aux organisations agricoles, parfaitement incompatible et dangereuse en raison des divergences d’intérêts ». Plus direct, Jean-Marie Barbançon estime que «  si nous n’arrivons pas à changer rapidement le cours des choses, l’apiculture française sera sous la botte de l’agrochimie, l’apiculture sera muselée, l’apiculture sera filière occupée et ceux qui auront accepté et cautionné cela en porteront la responsabilité pour de longues années  ». Face à ce danger, l’apiculteur-vétérinaire compte bien organiser «  la résistance  ». Reste à savoir si le nouvel institut apicole se fera sans la contribution de ces syndicats contestataires. Une question qui ne semble pas gêner outre mesure Pascal Vine, qui a d’ores et déjà précisé que la première réunion du conseil d’administration aurait lieu le 22 janvier 2010. Bref, les chiens aboient, la caravane passe…

» Filed Under Syndicats apicoles | Faire un commentaire

keep looking »