Commentaire de l’article paru dans Les Echos
Ecrit le 3 septembre, 2007
Difficile d’écrire un article plus apocalyptique que celui-ci. Ainsi, Paul Molga avertit : sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine »
Pourtant, il note que si les abeilles meurent, c’est bien parce que « des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes ». Et – grande première en France – il constate même l’existence du « Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie, qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours ».
S’appuyant sur l’analyse de Joe Cummings, un militant écologiste de longue date, il ne peut cependant s’empêcher d’incriminer les produits chimiques. Certes, les abeilles sont malades, mais ce serait parce que leur système immunitaire aurait été affaibli par les pesticides, en particulier « certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes ». Or, on attend toujours l’explication scientifique qui pourrait démontrer qu’un néonicotidinoïde – qui s’attaque au cerveau de l’abeille – puisse avoir un quelconque effet favorisant une infection à l’intestin, lieu d’action des protozoaires de type nosémose…
D’autant plus que, comme l’a parfaitement démontré Mariano Higes, cité dans l’article, le nosema ceranae est un protozoaire hautement mortel, même sur des abeilles parfaitement saines…(1)
1-voir l’étude de Mariano Higes : Experimental infection of Apis mellifera honeybees with Nosema ceranae…
Télécharger l’article des Echos : “La mort des abeilles met la planète en danger”
Gil Rivière-We kstein
» Filed Under Lu dans la presse, Mortalité des abeilles
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