Silfiac. Des ruches décimées
Ecrit le 14 janvier, 2008
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Article paru sur Télégramme.com le 9 janvier 2008
Sa colonie d’abeilles est presque entièrement décimée. Marie-Charlotte Piot, apicultrice récemment installée à Silfiac, s’interroge sur cette mortalité anormale. Des analyses sont en cours auprès des services vétérinaires.
« Je n’ai jamais vu ça ». Le 30 décembre dernier, la jeune apicultrice retrouvait toutes ses abeilles mortes, gisant au fond de vingt de ses 23 ruches. Marie-Charlotte Piot s’est lancée dans l’apiculture il y a deux ans, en Bourgogne. Lorsqu’elle est venue s’installer avec sa famille à Silfiac, en août dernier, ses abeilles n’ont pas tardé à la rejoindre. Le temps de leur trouver un nouveau terrain de jeu, dans les bois de Sainte-Brigitte, à la limite des Côtes-d’Armor.
Le stress du déménagement ?
Ses petites protégées auraient si mal vécu le déménagement ? « Il y a toujours un risque de stress. Mais de là à entraîner une telle épidémie… » Marie-Charlotte s’interroge légitimement sur les causes de cette mortalité inquiétante, synonyme de récolte nulle pour l’année 2008. Un échantillon de quelques abeilles, adressé aux services vétérinaires du département (DSV), permettra peut-être de lever le voile. « L’intoxication aux pesticides est peu probable : les champs ne sont pas traités et les abeilles ne sortent pas à cette période de l’année », explique Jean Rozo, technicien de la DSV.
D’autres cas cet automne
Le spécialiste de l’apiculture penche plutôt pour une nouvelle sorte de nosémose, un protozoaire qui affecte le système digestif de l’abeille. « Nous avons eu plusieurs cas de mortalité similaire à l’automne, qui concernaient des ruchers du Finistère, des Côtes-d’Armor et du secteur de Le Faouët. Il n’existe pas, actuellement, de traitement efficace ». Les échantillons sont actuellement analysés en Espagne, après être passés par le laboratoire de Sophia Antipolis. Celui provenant des ruches de Marie-Charlotte Piot devrait suivre le même chemin.
Propagation
« Le cas de Silfiac est inquiétant en terme de propagation de la maladie, qui touche l’ensemble du territoire français. Les apiculteurs peuvent malheureusement craindre de mauvaises surprises lorsqu’ils ouvriront leurs ruches, au printemps », constate Jean Rozo, qui souligne que la nosémose est une maladie de l’abeille qui reste non transmissible à l’homme.
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