Un réseau national pour protéger l’apiculture canadienne
Ecrit le 12 mars, 2008
« La population d’abeilles du Canada a été endommagée et secouée par une série de nouvelles menaces sanitaires », peut-on lire dans un article publié le 20 janvier dans The Canadian Press, qui relate des discussions qui ont eu lieu lors des réunions nationales du Conseil canadien du Miel (Canadian Honey Council) et de l’Association canadienne des professionnels de l’apiculture (Canadian Association of Professional Apiculturists), courant janvier. Il est surtout question de mettre en place un réseau de recherche et des méthodes de surveillance pour protéger l’apiculture.
Selon ces deux associations apicoles, l’année dernière a en effet été très éprouvante pour les apiculteurs dans tout le Nord de l’Amérique. Presque 30 % des colonies d’abeilles canadiennes sont mortes durant l’hiver dernier, c’est-à-dire deux fois que d’habitude. « Tout comme les Etats-Unis, notre pays a rencontré des pertes sans précédent depuis deux ans », explique Stephen Pernal, un chercheur canadien de Beaverlodge, dans le nord ouest de l’Alberta. Le Pr Bill Currie, entomologiste à l’université de Manitoba, estime qu’une des causes réside dans le fait « que les acariens qui sont porteurs de différents virus sont devenus résistants aux méthodes de lutte qui les maintenaient traditionnellement sous contrôle. Ils agissent en fait comme des aiguilles sous-cutanées, injectant des nouveaux virus dans les abeilles. Or, nous savons très peu de ces virus. » C’est ce qui explique que de nouvelles souches de maladies se sont transformées à partir de formes existantes, rendant très difficile la distinction entre ces différentes formes. « Afin de déterminer ce qui aurait pu affecter les colonies l’an passé, nos chercheurs ont du envoyer des échantillons à des laboratoires en Suède et aux Etats-Unis pour pouvoir faire une analyse plus approfondies », poursuit le Professeur Currie. entomologiste à l’université de Manitoba, estime qu’une des causes réside dans le fait « que les acariens qui sont porteurs de différents virus sont devenus résistants aux méthodes de lutte qui les maintenaient traditionnellement sous contrôle. Ils agissent en fait comme des aiguilles sous-cutanées, injectant des nouveaux virus dans les abeilles. Or, nous savons très peu de ces virus. » C’est ce qui explique que de nouvelles souches de maladies se sont transformées à partir de formes existantes, rendant très difficile la distinction entre ces différentes formes. « Afin de déterminer ce qui aurait pu affecter les colonies l’an passé, nos chercheurs ont du envoyer des échantillons à des laboratoires en Suède et aux Etats-Unis pour pouvoir faire une analyse plus approfondies », poursuit le Professeur Currie.
Le problème des abeilles ne concerne pas que les producteurs de miel, rappelle Stephen Pernal. Tout comme aux Etats-Unis, l’apiculture a un impact sur l’agriculture qui dépend des pollinisateurs domestiques. C’est le cas des cultures des pommes, des airelles, des myrtilles et des framboises, mais aussi de certains hybrides de colza, le canola, qui est beaucoup cultivé dans tout l’ouest du Canada, précise Stephen Pernal.
Un réseau de surveillance pourrait représenter le premier stade d’un meilleur système d’avertissement pour détecter les problèmes et permettre aux apiculteurs d’agir avant que leurs ruches soient affectées, poursuit le chercheur. Certaines provinces, tels que l’Ontario, ont déjà un très bon réseau de surveillance, ce qui n’est pas le cas des provinces de l’est canadien. Cependant, il reste encore à convaincre les responsables politiques de la nécessité de participer au financement de ce réseau.
» Filed Under Mortalité des abeilles
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